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Le Busard Saint-Martin

Le Busard Saint-Martin, Circus cyaneus , Ordre des Accipitriformes

 

Précieux auxiliaire de l’agriculture via une importante consommation de campagnols, le busard Saint-Martin est un rapace diurne emblématique des plaines agricoles françaises. D’une envergure de 103 à 108 cm pour un poids de 290 à 550g, il a des ailes assez longues, étroites, pointues, une longue queue, de grandes pattes, un bec relativement peu puissant. Le mâle est gris pâle, avec le bout des ailes noires. Il diffère du busard cendré mâle par son croupion blanc et l’absence de barres noires sur les rémiges secondaires (les rémiges sont les grandes plumes de vol des ailes, les secondaires celles qui sont le plus proche du corps de l’oiseau). La femelle et les immatures sont bruns avec des barres noires sur la queue. Les jeunes sont cependant un peu plus roux.

© O. Laporte

Busard Saint-Martin juvénile
Photo © O. Laporte / Corif

Il occupe l’essentiel du territoire français, excepté la bordure est et le sud du pays. Sa population nicheuse est d’environ 10 000 couples, soit plus de la moitié de la population européenne (Russie exceptée). Migrateur partiel, certains resteront passer l’hiver sur place, d’autres irons vers le sud du pays, l’Espagne ou l’Afrique du Nord où vers le nord. En Ile-de-France il est observable toute l’année, comme nicheur rare (60-80 couples), migrateur peu commun et hivernant rare (30 – 60 individus).

Il fréquente les milieux ouverts à végétation peu élevée qu’il inspecte sans cesse en glissant d’un vol ondoyant à un ou deux mètres de hauteur. Les milieux boisées, sauf les secteurs ouverts des coupes à blancs sont évités, ainsi que les zones humides.

© O. Laporte

Busard Saint-Martin juvénile
Photo © O. Laporte / Corif

La saison des amours débute mi-avril par les traditionnels vols nuptiaux. Le mâle se lance à la verticale, tombe en vrille en agitant ses ailes repliées à demi, remonte en chandelle pour piquer de nouveau. Les femelles participent plus mollement aux acrobaties aériennes. L’aire (la zone de nidification) est construite en grande partie par la femelle, elle est au niveau du sol et est composée en grande partie d’une litière de tiges, d’herbes et de branchettes. La ponte aura lieu fin avril-début mai, avec 4 à 5 oeufs blanc bleuâtre. L’incubation, entièrement prise en charge par la femelle, que le mâle ravitaille, dure 30 jours. Après l’éclosion, le mêle continue à assumer seul l’alimentation de la petite famille, la femelle ne se remettant à chasser qu’à partir de la troisième semaine. Le couple surveille de très prés la nichée, avec en cas d’intrus des caquètements furieux et des attaques en piquet. Les jeunes commencent à dépecer les proies des parents dés leur quatrième semaine et commencent à voler vers 31-35 jours. La famille restera aux alentours de l’aire, en y revenant passer la nuit, pendant encore deux à trois semaines, puis tout le monde se dispersera avant la mi-août.

© O. Laporte

Busard Saint-Martin juvénile
Photo © O. Laporte / Corif

Le principal danger qui menace le busard est son choix de site de nidification : les champs de céréales, la période d’élevage des jeunes coïncidant avec celles des moissons, condamnant les jeunes, encore incapables de voler à ce faire happer par les moissonneuses. Cependant de nombreux bénévoles surveillent les lieux de pontes, et avec l’accord des agriculteurs installent des périmètres de protection ou déplacent les nichées pour permettre à la fois le bon déroulement des récoltes et la survie des nichées. Qu’ils en soient ici tous remerciés !

© O. Laporte

Busard Saint-Martin mâle
Photo © O. Laporte / Corif

Au niveau du régime alimentaire le busard est un prédateur opportuniste qui va capturer du lombric au pigeon, avec cependant, en région de plaine cultivée une nette préférence pour le campagnol des champs.Ces derniers peuvent constituer, en période de reproduction, jusqu’au deux tiers des proies apportées au nid.

Le Busard Saint-Martin est une espèce protégée, et inscrit en Annexe I de la Directive Oiseaux.