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Le phragmite des joncs

Egalement appelé Rousserolle phragmite, Bec-fin phragmite

Le phragmite des joncs , Acrocephalus schoenobaneus.

Présentation

Le Phragmite des joncs est un passereau de taille inférieure à celle d'une Rousserolle effarvatte. Il se trahit par son large et net sourcil blanc beigeâtre contrastant avec les couleurs plus foncées des joues et de la calotte. Le dos brun olivâtre est diffusément rayé, tandis que la poitrine est colorée d'un brun chamois rappelant la teinte du sourcil. Comme chez la plupart des passereaux palustres, les deux sexes sont semblables.

Chez l'immature, la poitrine chamois est maculée de fines stries sombres. Son petit bec d'insectivore est brun noir, contrastant avec le rose jaunâtre de la mandibule inférieure. Ses pattes sont rose brunâtre.

L'oiseau peut être confondu avec le Phragmite aquatique ou la Lusciniole à moustaches, mais on notera chez le premier le dos nettement strié ainsi qu'une bande pâle sur la calotte, et chez la deuxième, le large sourcil blanc ainsi que les projections primaires qui contrairement au Phragmite des joncs, sont très courtes.

© J. COATMEUR

Photo © J. Coatmeur / Corif

Distribution

Le Phragmite des joncs se reproduit dans l'ensemble de l'ouest paléarctique, à l'exception du pourtour méditerranéen. En France, on le retrouve au nord de l'axe allant de l'Aquitaine à la Lorraine. En Île-de-France, l'espèce est très localisée.

En revanche, il est aisément observable en période de passage, son couloir de migration s'étendant du Portugal au Proche-Orient.

Habitat

Cet oiseau fréquente essentiellement les milieux humides ; il apprécie les zones à végétation dense et variée, préférentiellement peu élevée, à proximité de marais, étangs, cours d'eau ou mares.

Il lui arrive également de fréquenter les fossés et canaux, à condition d'y trouver à proximité des herbes denses comme des carex, des joncs, des scirpes, des roseaux clairsemés, etc …

Les vastes roselières sont essentiellement visitées lors du passage migratoire. Localement, il lui arrive d'occuper des milieux plus secs; on le retrouve alors dans des zones buissonnantes, dans des cultures, …

Régime alimentaire

Comme le trahit son bec, ce passereau se nourrit d'insectes, mais aussi de larves aquatiques, d'araignées.
En fin de saison, il lui arrive de consommer des baies.

© L. DIDION

Photo © L. Didion / Corif

Reproduction

Hivernant subsaharien, le Phragmite regagne ses quartiers d'été dès la mi-avril. La date extrême d'arrivée en Île-de-France correspond au 16 mars (1974 et 1990).

Les mâles émettent alors un chant rappelant celui de la Rousserolle effarvatte, et qui n'est pas facilement décelable pour une oreille inexpérimentée. Les mâles en halte migratoire sont chanteurs, mais contrairement aux individus nicheurs, leur chant est moins varié et sonore.

En outre, les vols nuptiaux, semblables à ceux des Pipit des arbres, ne sont effectués que sur les sites de nidification.

Après s'être formé, le couple entreprend la construction d'un nid dissimulé dans la végétation dense, à proximité du sol ou de l'eau.

Il est constitué de morceaux de végétaux tels que des brins de joncs, panicules de roseaux, brins de mousse, etc …

La femelle y pond 5 à 6 œufs verdâtres et tachetés qu'elle couve seule entre 12 et 14 jours. Le nourrissage est assuré par les deux parents et les oisillons quittent le nid dès le dixième jour.

Les individus entament leur migration postnuptiale dès le mois d'août. La date extrême de départ en Île-de-France correspond à un 17 novembre (1976).

Statut/menaces

Comme beaucoup d'espèces palustres, le Phragmite des joncs a souffert de la disparition des milieux humides, notamment dans les années 80. Depuis, sa population française a repris une dynamique positive et semble à présent stable.

En Europe, l'espèce montre un déclin modéré depuis 1980.

Cette espèce souffre de la destruction des milieux humides, matérialisée par le drainage, la fermeture des milieux, l'urbanisation, la populiculture, …

Bibliographie

Jiguet, F., 2010.- Les résultats nationaux du programme STOC de 1989 à 2009. http://www2.mnhn.fr/vigie-nature.

Lars Svensson, Killian Mullarney & Dan Zetterström- Le guide ornitho.- Delachaux & Niestlé.

Paul Géroudet- Les passereaux, I : du coucou aux corvidés.- Delachaux & Niestlé.

Pierre Le Maréchal & Guilhem Lesaffre- les Oiseaux d'Île-de-France. L'avifaune de Paris et de sa région.- Delachaux & Niestlé.

Voríšek, P. & J. Škorpilová, 2009- Trends of common birds in Europe, 2009 update. European Birds Census Council http://www.ebcc.info/index.php?ID=379 .