Haut de page

Photothèque
Sonothèque
Bibliothèque
Saisir vos observations
L'espèce du mois

La primevère officinale

Cette plante est aussi appelé "coucou". Venez la découvrir ici...

Espèce du mois
Lire la suite...
Photothèque Sonothèque Bibliothèque Saisir vos observations L'espèce du mois
L'espèce du mois

L'Aigrette garzette

Un drôle de héron blanc.

L'Aigrette garzette , Egretta garzetta garzetta . Famille des Ardeidae.

Carte d'identité

L'Aigrette garzette appartient à la famille des Ardeidae, la famille des hérons. Le mot Aigrette vient d'ailleurs d'aigron qui signifie héron en provençal. Il fait référence aux deux plumes effilées qui ornent la tête des aigrettes en période nuptiale.

Trois sous-espèces d'Aigrette garzette peuvent être distinguées mais seule la sous-espèce nominale Egretta garzetta garzetta est régulièrement observée en France.
Celle-ci possède un plumage blanc immaculé, un cou et des pattes allongés, des tarses noirs et des orteils jaune vifs. Son bec est allongé, droit, fin et pointu. Il est noir avec une base gris bleuté pour les individus non nicheurs et jaune-orangé pour les oiseaux nicheurs. L'iris est jaune.
Des individus plus sombres, appartenant aux autres sous-espèces ou hybrides, sont occasionnellement observés en Camargue.
L'Aigrette garzette mesure entre 55 et 65 centimètres pour une envergure de 88 à 106 centimètres.

© I.ANGLADE

Photo © I. Anglade / Corif

N'est pas Aigrette garzette qui veut...

En comparaison, la Grande Aigrette est plus grande avec une taille de 85 à 100 centimètres et une envergure de 143 à 169 centimètres. Elle se distingue encore de l'Aigrette garzette par le bas de ses pattes entièrement noir et un bec orangé chez les grandes aigrettes non nicheuses.
Le Héron garde-bœuf, légèrement plus petit que l'Aigrette garzette, possède un bec jaune court et des pattes claires.

Grande Aigrette
Photo © T. Robert / Corif

 

Héron Garde-Boeuf
Photo © T. Riabi / Corif

Mais où est-elle ?

L'Aigrette garzette est le "héron blanc" le plus répandu en Europe. En période de reproduction, elle vit sur l'ensemble de la Méditerranée, l'Asie et l'Afrique du nord. En France, elle est surtout présente le long des littoraux méditerranéens et atlantiques, même si elle peut être observée à l'intérieur des terres.
En 2011, par exemple, l'espèce a probablement niché au sud de la Bassée, sur l'Espace Naturel Sensible du carreau franc.

De février à avril, les aigrettes garzettes reviennent de leurs sites d'hivernage, situés au nord du Sahara ou en Afrique Occidentale tropicale. Elles rejoignent les individus qui, de plus en plus nombreux, hivernent en Europe et s'installent sur leurs sites de reproduction.
L'Aigrette garzette recherche la proximité des eaux peu profondes où elle se nourrit.
Elle peut être observée sur les lacs marécageux, les lagunes, les marais inondés, les rizières, les plages, les étangs, les berges et les îles des rivières. Les aigrettes s'installent à proximité de leurs zones de nourrissage, dans des buissons, un bosquet ou dans un bois.
Elles forment des colonies de reproduction pures, ou mixtes, avec le Héron cendré, le Héron garde-bœuf ou même avec des Goélands.
Les grandes colonies peuvent regrouper plusieurs milliers d'individus.

© F.LELIEVRE

Photo © F. Lelievre / Corif

Love, love, love

Dès que le couple est formé, il s'attelle à l'élaboration du nid fragile à l'aide de branchettes sèches. Les méthodes sont très diverses : certains couples remettent en état les nids des années précédentes ; d'autres en construisent de nouveaux ; certaines aigrettes vont chercher des branchettes en dehors de la colonie, tandis que leurs voisines chapardent des branches dès qu'elles ont le dos tourné.
La construction des nids, qui peuvent être très proches les uns des autres, et les conflits territoriaux provoquent de nombreuses querelles et une agitation permanente dans les colonies.
La ponte commence dès avril et peut s'étaler jusqu'à juillet pour les couples les plus tardifs. Les femelles pondent généralement 4 à 5 œufs. A une vingtaine de jours, les jeunes sortent du nid (trop petit) avant de savoir voler et s'aventurent sur les branches.
Autour de 40 jours, ils commencent à voler et descendent à terre pour se nourrir. Ces jeunes aigrettes garzettes sont encore maladroites et peuvent avoir du mal à s'envoler pour se mettre à l'abri.
Elles sont donc particulièrement vulnérables aux prédateurs terrestres comme les chiens.
Puis, après quelques jours, elles rejoignent les adultes sur les zones de pêches.

© A.PEPION

Jeune aigrette
Photo © A. Pepion / Corif

Menu à la carte

Les aigrettes garzettes se nourrissent dans des eaux peu profondes où elles peuvent facilement circuler à pied.
Leurs régimes alimentaires est très éclectique puisqu'elles mangent des petits poissons, des amphibiens, des crustacés, des insectes, mais aussi des petits couleuvres, des rongeurs ou des vers.
L'Aigrette garzette chasse, le plus souvent, à vue, en marchant dans l'eau le cou replié plus ou moins près de l'eau. Elle capture généralement sa proie d'un mouvement vif du bec, mais elle peut aussi l'attraper avec une de ces pattes.
Certaines aigrettes remuent la vase avec leurs pattes pour débusquer leurs proies.

Chasse à l'affut...
Photo © I. Anglade / Corif

 

...puis capture d'une proie
Photo © F. Lelievre / Corif

Protection

Autrefois considérée comme nuisible, la régression drastique des effectifs et des sites de reproduction de l'Aigrette garzette ont conduit, au début des années 80, a son classement comme espèce protégée en France. Depuis, les effectifs et le nombre de colonies ont fortement progressé.
Son aire de répartition est aujourd'hui en expansion vers le nord. Actuellement, l'Aigrette garzette n'est plus menacée en France.
Toutefois, la disparition des milieux humides, due au drainage ou à la mise en culture, a un impact négatif sur les populations d'Aigrettes garzettes.
De plus, la survie des Aigrettes qui hivernent en France, reste très dépendante des aléas climatiques.

La conservation de l'Aigrette garzette passe par la conservation des zones humides, la surveillance et le maintien de la qualité et des niveaux d'eau sur les zones de gagnages, la protection des colonies, notamment contre des coupes forestières trop importantes et contre le dérangement en période de reproduction.

Bibliographie

GEROUDET, P., 1978.- Grands Échassiers, Gallinacés, Râles d'Europe.- Delachaux et Niestlé.- 52-59 p.

Liens internet

Faune Île-de-France : http://www.faune-iledefrance.org