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Cette plante est aussi appelé "coucou". Venez la découvrir ici...

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Le Grèbe castagneux

Tout petit oiseau discret

Le Grèbe castagneux, Tachybaptus ruficollis. Famille des Podicipédidés

Une petite châtaigne !

Le Grèbe castagneux ne cherche pas la bagarre (quoi que…). Buffon comme Belon précisent en effet que son nom lui viendrait, en réalité, de la couleur brune (châtain) de son dos.
D'une longueur de 21 à 24 cm, pour un poids de 135 à 275 grammes, c'est le plus petit de nos grèbes. Cela lui vaut parfois le nom de Grèbion.
Les adultes sont semblables. En période de reproduction, la tête est noire, tandis que le menton, la joue, la gorge et les côtés du cou sont marron. Le dessous et le dessus sont brun noirâtre, mêlés de fauve sur les côtés du croupion et marbrés de blanc sur le ventre. La queue est brun-noirâtre sur le dessus, et blanchâtre dessous. Le bec est noir avec une pointe blanche et une tache jaunâtre sur les commissures. L'iris est brun-rouge, tandis que les pattes varient du gris verdâtre au bleuâtre.

© Corif JF. Magne

Un adulte en plumage nuptial
Photo © JF. Magne / Corif

En période internuptiale, l'oiseau est moins coloré. La tête et le devant du cou sont chamois fauve, alors que la calotte et l'arrière du cou sont brun olive. Le menton est blanc. Le dos est brun olive, tandis que le dessous est blanc, balayé de brun fauve clair sur les flancs.

© D. Attinault

Un adulte en plumage hivernal
Photo © D. Attinault

Le poussin porte un duvet noir sur le dessus, agrémenté de rayures longitudinales brun-roussâtres. Le dessous est blanchâtre jusqu'à la gorge, elle-même rehaussée de bandes fauves. Chez le juvénile, le dessus est brun-noir, plus sombre que le plumage hivernal de l'adulte. Les joues et le cou, plus sombres, portent des rayures et des tâches blanches. L'iris n'est encore que brun foncé.

Poussin

Petit poussin...
Photo © JP. Lair / Corif

  Grebe castagneux

...deviendra grand.
Photo © JF. Magne / Corif

Un statut en évolution

Le Grèbe castagneux est protégé en France (arrêté du 29 octobre 2009) et en Europe (annexe 2 de la convention de Berne). La présence d'au moins 25 hivernants sur un site justifie le classement de celui-ci en Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF).
L'espèce est en sécurité en Europe, où on compte entre 99 000 et 170 000 couples, pour un effectif d'hivernant (en augmentation) supérieur à 72 000 individus. Il n'est pas davantage menacé en France, avec des effectifs nicheurs stables d'environ 2500 à 3000 couples (en 1997), pour un nombre d'hivernants estimé, en 1998, à 6000 individus.
En Île-de-France, le Grèbe castagneux est un nicheur, un migrateur et un hivernant rare, mais ce statut est susceptible d'évoluer. En effet, le nombre de nicheurs (environ 300 couples en 1995) y est en régression depuis 1960, tandis que le nombre d'hivernants (maximum de 428 individus en 1996) y a progressé entre 1980 et 2000. Depuis cette date, les chiffres fournis par les comptages du Wetland international, de 2000 à 2010, oscillent entre 204 et 339 individus.

Chez les jeunes grèbes, le stop, c'est l'avenir !

Dès la fin du mois de mars, le mâle entame la parade nuptiale. Il gonfle son plumage et rejette sa tête sur son dos, puis pique du bec dans l'eau et éclabousse tout autour de lui. Un peu de verdure en guise de cadeau à la femelle, et le couple plonge puis émerge en poussant un trille retentissant.
Le nid est construit dans les herbes aquatiques (mais parfois à découvert) par les deux partenaires, qui couvent ensuite chacun leur tour, durant une vingtaine de jours.
http://www.youtube.com/watch?v=rxNZOzkFn6g&feature=related

© Corif O. Laporte

Et c'est parti pour trois semaines d'incubation !
Photo © O. Laporte / Corif

Les jeunes sont nidifuges, et sont capables de nager et de plonger dès leur sortie du nid… ce qui ne les empêche pas de préférer l'abri du dos des adultes
http://www.youtube.com/watch?v=XXlp16B4mIo
On les entend souvent quémander leur nourriture à l'aide de "pip" insistant, ou de petits cris répétés.

© Corif O. Laporte

En croisière !
Photo © O. Laporte / Corif

Il entame parfois une seconde couvée.

Un long hennissement dans le marais

Le chant du grèbe castagneux ressemble à un long hennissement. Il s'agit d'un trille aigu, descendant sur la fin. On l'entend surtout de mars à fin juillet. Le restant de l'année, seules de brèves roulades ou de légers triolets trahissent sa présence. En cas de danger, il fait entendre un "ouit-ouit" assez doux, ou bien un "pic" métallique et dur.


(Source : CD Écouter pour voir les oiseaux. © 2008. CORIF/NATUROPHONIA)

Insectes au printemps, poisson en hiver

Le régime alimentaire du Grèbe castagneux varie en fonction des saisons et de son environnement. En période de reproduction, les insectes et leurs larves prédominent. En dehors de cette période, il se satisfait aussi de mollusques, de crustacés, de larves d'amphibiens et, surtout en hiver, de petits poissons (principalement entre 5 et 7 cm de long). Ces derniers sont moins fréquemment recherchés que chez le Grèbe huppé (moins de 50% du régime alimentaire, même durant la saison froide), c'est pourquoi, contrairement à son cousin, son estomac n'est pas souvent tapissé de plumes, destinées à éviter les blessures occasionnées par les arêtes.

© D. Attinault

Le plus beau profil...
Photo © D. Attinault