Haut de page

Photothèque
Sonothèque
Bibliothèque
Saisir vos observations
L'espèce du mois

La primevère officinale

Cette plante est aussi appelé "coucou". Venez la découvrir ici...

Espèce du mois
Lire la suite...
Photothèque Sonothèque Bibliothèque Saisir vos observations L'espèce du mois
L'espèce du mois

La Salamandre tachetée

Salamandre tachetée, Salamandra salamandra. Ordre des Urodèles, famille des Salamandridae.

Salamandre

Photo © Jean-François Magne / Corif

Magie...

Animal diabolique au Moyen-Age, capable de vous tuer d'un seul regard, abusant des femmes, infectant l'herbe et le vin, traversant les flammes sans périr, puis emblème de François Ier et symbole de son ardeur amoureuse (!), la Salamandre tachetée, souvent prise pour un triton, est, tout simplement, la seule représentante en Ile-de-France du genre des Salamandra.

Elle a les yeux revolver...

La Salamandre tachetée adulte mesure 110 à 210 mm. Elle est d'un aspect général élancé, avec une tête plus large que longue, de grands yeux bruns, des glandes parotoïdes proéminentes (glandes granuleuses situées à l'arrière de chacun des yeux : ce sont elles qui sécrètent un venin assurant une certaine protection contre les prédateurs), des membres épais et longs aux doigts dépourvus de palmure, une queue cylindrique, épaisse, arrondie à l'extrémité. La peau est lisse, noire avec des tâches ou des lignes jaunes vives sur le dos, le ventre est gris sombre, assez uniforme.

Salamandre

Photo © Jean-François Magne / Corif

Visible mais discrète...

C'est une espèce terrestre, nocturne, appréciant principalement les forêts fraîches et humides (surtout de feuillus), mais on peut la trouver dans le maquis provençal si un micro-habitat plus humide se présente.
Elle passe la journée sous une grosse pierre, une souche ou un tronc d'arbre tombé au sol, généralement à moins de 100 mètres de l'habitat des larves.

Animal hétérotherme (à sang froid), la Salamandre hiverne (léthargie, ralentissement du métabolisme) pendant la mauvaise saison dans son abri.
La période d'activité va de février-mars à octobre-novembre.

L'accouplement a lieu à terre (juin-juillet), et les femelles gardent leurs oeufs dans l'utérus jusqu'à l'éclosion (ovoviviparité).
La mise bas varie selon les régions entre janvier-février et mai dans le nord et l'est de la France, de septembre à mai dans l'ouest et de mars jusqu'à juin dans les Pyrénées. La femelle dépose la totalité de sa ponte dans l'eau.
Le développement larvaire, uniquement aquatique, dure entre 2 et 7 mois selon la date de la mise bas. La maturité sexuelle est acquise entre 3 et 6 ans et la Salamandre peut vivre jusqu'à 20 ans.

Salamandre

Photo © Jean-François Magne / Corif

Belle mais dangereuse...

L'adulte comme la larve sont carnivores : l'un consomme des invertébrés terrestres (chenilles, coléoptères, lombrics,...), et l'autre des invertébrés aquatiques et... ses propres congénères.
Le venin cutané de la Salamandre est certes toxique, mais uniquement pour ceux qui croqueront l'animal !
Il n'agit qu'au contact des muqueuses : aucun risque donc en cas de contact (même si, comme tout animal sauvage, on doit la laisser tranquille et l'admirer sans la toucher). En cas de manipulation, il suffira juste de se laver les mains avant de les porter à la bouche ou aux yeux.

Protégeons-la...

Les menaces qui pèsent sur la Salamandre sont les mêmes que pour les autres amphibiens : disparition des zones humides, fragmentation des habitats, pollution de l'atmosphère, des sols ou des eaux...
La Salamandre est une espèce protégée en France par la loi de 1976, classée "à surveiller" dans le livre rouge des vertébrés de France et en Annexe 3 de la convention de Berne.