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Le Faucon hobereau

Le Faucon hobereau, Falco subbuteo. est un rapace de l’ordre des Falconiforme, de la famille des Falconidés.

© O.Laporte

Photo © O. Laporte / Corif

Etymologie

Son nom d’espèce, subbuteo, en latin indique qu’il est plus petit qu’une buse, alors qu’en français, Hobereau vient d’un ancien nom hobel = petit oiseau de proie, dérivé du verbe hobeler = piller, harceler. Le nom Hobereau désignait au 16ème siècle un petit seigneur avec le sens rustre. Dans les autres langues, son nom donne des indications sur son comportement ; Baumfalke en allemand, faucon des arbres ; et en italien : l’ « aouletteur ».

Le reconnaître

Il est à peine plus grand d’envergure que son cousin le Faucon crécerelle. Il s’en distingue par une silhouette plus élancée et une queue plus courte.

Le vol et la silhouette du Faucon hobereau rappelle celle du Martinet noir, la main est très longue (avant de l’aile) et étroite.

Les adultes sont gris/bleu sur le dessus, avec une queue non barrée, une culotte couleur rouille et le ventre strié. Les mouches sont très visibles et contrastent avec la gorge claire.

Les juvéniles ressemblent beaucoup aux adultes et ne peuvent être observés qu’à la fin de l’été.

© S.Gallen

Adulte posé
Photo © S. Gallen / Corif

© V.Limagne

Jeune en vol
Photo © V. Limagne / Corif

Visiteur d’été en Ile de France

Il s’observe en Ile-de-France de mi-avril et mi-octobre. Il part ensuite gagner son lieu d’hivernage, l’Afrique subsaharienne.

L’effectif des couples nicheurs franciliens se situe entre 220 et 360. On l’observe dans l’ensemble de la région.

Le Faucon hobereau recherche en règle générale les espaces ouverts et semi-ouverts, comportant des boisements, des landes, des prairies et des cultures. Il apprécie la proximité des zones humides, qu’il s’agisse de cours d’eau, d’étangs ou de lacs. En Île-de-France, il peut aussi s’installer sur des supports plus artificiels, tels que les pylônes électriques.

Alimentation

Posté à l’affut sur un piquet ou un arbre, le faucon hobereau, très habile, chasse en vol de gros insectes et de petits oiseaux. Il se nourrit principalement d’hirondelles, de martinets, d’alouettes et de grosses libellules. La plupart du temps, il déchiquette ses proies et se nourrit également en volant, en tenant sa proie entre ses serres.

© JB.Alemanni

Photo © JB. Alemanni / Corif

© S.Gallen

Photo © S. Gallen / Corif

Reproduction

Les couples commencent à se cantonner de fin avril à courant mai. Un ancien nid de corvidés est choisi pour pondre les œufs et élever les jeunes.

La femelle pond en général trois œufs, qu’elle commence à couver dès le premier. Un mois plus tard, les œufs d’abord principalement couvés par la femelle éclosent, à deux jours d’intervalle. Pendant ce temps, le mâle se charge de nourrir la femelle restée au nid.

Les 15 premiers jours c’est toujours la femelle qui assure la protection et la surveillance des poussins au nid. Les adultes se relayent ensuite pour nourrir les jeunes. Les juvéniles sont volant à 4 semaines environ et continuent de rester proche de leur parent et de se faire nourrir durant encore 4 à 5 semaines.

© V.Limagne

Photo © V. Limagne / Corif

Conservation

Le statut de conservation du Faucon hobereau est jugé favorable en Europe.

Régionalement, les effectifs du Faucon hobereau sont en augmentation depuis les dernières années.

© JP.Meriaux

Photo © JP. Meriaux / Corif

Sources

Les rapaces diurnes et nocturnes, Paul Géroudet

L’atlas des oiseaux nicheurs d’Ile-de-France, 2009-2014

Le guide ornitho, Lars Svensson, Peter J. Grant, Dan Zetterstöm, Killian Mullarney