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Dans les Yvelines

Les " points chauds " d'Île-de-France : l'étang des Noës

Qu'il est dur d'être un site intéressant quand on est entouré de sites très intéressants...

L'étang des Noës est exactement dans ce cas. Situé sur la commune du Mesnil Saint-Denis, à peu près à équidistance entre les étangs de Saint-Quentin, Saint-Hubert et Saclay, il se trouve régulièrement "snobé" par maints observateurs, qui lui préfèrent des sites plus réputés et le laissent aux pêcheurs du dimanche...
Pourtant, il s'agit du plus grand plan d'eau du Parc naturel régional de la Vallée de Chevreuse (24 ha) et sa remarquable richesse écologique (site classé ZNIEFF secteur 1) peut être simplement appréhendée par le nombre d'espèces, végétales (270), dont 4 protégées au niveau régional, d'oiseaux (96), de libellules (14) ou de poissons recensés.

Commençons la visite...

Une visite à l'étang des Noës peut débuter par sa pointe nord-ouest, non loin du bâtiment communal dit "le Scarabée". On y trouve un petit bassin de rétention des eaux (pas très beau), qui offre une petite ouverture sur l'étang. On peut ensuite continuer par un petit sentier qui longe l'étang par le nord ; il traverse une friche intéressante pour les passereaux, notamment le Bouvreuil pivoine (toute l'année), la Grive litorne (en hiver), la Fauvette grisette et le Rossignol philomèle (au printemps).
Quelque 200 mètres plus loin, il est conseillé de prendre un petit sentier sur la droite ; ce sentier longe un fossé en eau et débouche sur l'étang.
On peut alors entendre la Rousserolle effarvatte, dont plusieurs couples nichent sur les berges de l'étang ; une Bouscarle de Cetti était présente à cet endroit durant l'hiver 2003-04.

Au bord de l'étang, il est utile d'avoir une longue-vue

Et on débouche alors sur une berge de l'étang, dont on peut scruter les rives aux jumelles, ou mieux, à la longue-vue. La rive nord-est, sur laquelle on se trouve, n'est pas intéressante en elle-même, puisqu'elle est aménagée pour la promenade et la pêche. En revanche, en scrutant la rive ouest, on rencontre, en bordure de roselière des espèces d'oiseaux aquatiques assez variées. Si le Héron cendré est présent en petit nombre toute l'année, les canards sont surtout présents en hiver.

Mais pas seulement des canards...

Il y a certes beaucoup de Colverts, mais le Souchet est un habitué du site, où il peut parfois se rassembler en bandes dépassant la centaine d'oiseaux. La Sarcelle d'hiver et le Fuligule milouin sont également réguliers, la rencontre des autres espèces est plus aléatoire. Parmi les autres visiteurs d'hiver fréquents, on citera la Bécassine des marais (plutôt difficile à observer) et le Grand Cormoran. La belle saison est moins intéressante, mais le Chevalier guignette est alors régulier, et le Grèbe castagneux peut être noté de temps à autre.

Même des cygnes de Bewick...

La visite se poursuit par un peu de guet depuis une pointe, qui donne sur une grande étendue d'eau libre ; les Grèbes huppés sont présents toute l'année (mais surtout à l'automne), alors que les canards (surtout souchets et milouins) s'y alimentent souvent en hiver, et puis... on peut alors avoir la chance d'observer quelque bizarrerie nordique, tel ce groupe de huit Cygnes de Bewick présents en décembre 2003 ! Au printemps et en été, ce sont les Martinets noirs et les Hirondelles (les trois espèces) qui survolent le plan d'eau, parfois en grand nombre. Enfin, ce coin est fréquenté par de nombreuses Mouettes rieuses, souvent accompagnées de quelques goélands tout au long de l'année (enfin, quoi, ce n'est pas Jablines).

Un deuxième bassin de rétention

À l'extrême nord-est du plan d'eau (pastille "vous êtes ici" sur la carte), un autre bassin de rétention accueille une quantité de Foulques et Colverts semi-domestiques, mais la Bergeronnette des ruisseaux a aussi niché dans les parages certaines années. Non loin de là, les conifères, qui bordent la digue est de l'étang, accueillent la Mésange huppée.

Des passereaux mais aussi des rapaces...

Et on termine les observations en reprenant le sentier contournant l'étang par le nord, après avoir traversé un petit bois où, malgré la taille assez réduite des arbres, se rencontrent quelques espèces plus forestières (notamment chez les passereaux).
Pour terminer, il serait injuste de parler de l'étang des Noës sans conseiller de jeter un oeil sur le ciel, car la Buse variable chasse parfois sur le site (ou dans les proches environs) en hiver ; la Bondrée apivore et le Faucon hobereau peuvent prendre le relais en été.

 

Renseignements pratiques

Comment s'y rendre

Par le train :
La Verrière est la gare la plus proche (trains au départ de la Défense et Paris-Montparnasse).
En voiture :
Depuis Versailles, prendre la N10, puis la D58 sur 750 m, on arrive alors sur la pointe nord-est de l'étang.