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Quelques espèces à la loupe

L'Alouette des champs

L'Alouette des champs est une espèce emblématique des milieux agricoles. Son chant volubile est typique. Mais il ne permet pas toujours de repérer le chanteur, visuellement discret et haut dans le ciel.

Elle vit dans les champs, les prairies, les friches, les zones maraîchères, les landes ou encore les tourbières. Elle est majoritairement insectivore, pendant la saison de reproduction, et se nourrit surtout de végétaux en automne et en hiver.

Ses effectifs accusent un lent mais régulier déclin en France et en Europe depuis 1989. L'Alouette des champs, comme beaucoup d'espèces du milieu agricole, semble touchée par l'intensification des pratiques agricoles, qui entraîne la diminution des sites de nidification potentiels et la réduction de ses ressources alimentaires. De même, le broyage précoce des bords de routes et de chemins, ou la chasse, pourrait participer à son déclin. La densité des effectifs peut être considérée comme un indicateur de qualité du milieu agricole.

En Île-de-France, l'Alouette des champs est aussi en régression : ses effectifs auraient chuté de 29 % entre 2002 et 2010 d'après les données de l'Oroc.

Alouette des champs et son évolution en Île-de-France entre 2002 et 2010, d'après les données de l'Oroc © CORIF / F. BARTH

Elle est surtout présente à l'ouest de la Seine-et-Marne et au sud de l'Essonne, mais évite logiquement Paris, les départements de la petite couronne francilienne et les grands massifs forestiers de Fontainebleau et de Rambouillet.

Le Bruant jaune

Le Bruant jaune est, comme l'Alouette des champs, une espèce spécialiste du milieu agricole. Ce granivore vit dans des milieux ouverts accompagnés d'arbres ou de buissons : cultures, friches, prairies, chemins enherbés, lisières, clairières ou, enfin, coupes forestières. Il apprécie particulièrement les paysages en mosaïque comme les bocages.

L'espèce est en régression en France et en Europe. Outre l'intensification des pratiques agricoles, le Bruant jaune pourrait être victime du réchauffement climatique. D'après les données de l'Oroc, ses effectifs paraissent avoir très fortement diminué dans la région entre 2002 et 2005, puis les populations semblent s'être relativement stabilisées. Il est actuellement surtout présent dans le nord-est de la Seine-et-Marne.

Bruant jaune et son évolution en Île-de-France d'après les données Oroc © CORIF / G. LAULHE

 

L'Hirondelle de fenêtre

L'Hirondelle de fenêtre est une espèce grégaire qui niche en colonie, généralement, à l'extérieur des constructions humaines. Les nids sont souvent installés sous le surplomb d'un balcon, d'une fenêtre, d'avant-toit ou encore d'un rocher.

Malgré les variations inter-annuelles et le caractère grégaire de l'espèce (qui compliquent les analyses), l'Hirondelle de fenêtre semble en déclin en Europe, en France et en Île-de-France. Elle est dépendante de la diminution de ses ressources alimentaires provoquées par l'intensification agricole et l'aseptisation des villes. De nombreux nids sont aussi détruits lors de ravalements de façades. Enfin, le milieu urbain favorise la prolifération des parasites dans les nids ce qui diminue le succès reproducteur des hirondelles. Les Hirondelles de fenêtre sont aussi sensibles à la canicule. En 2006, les fortes chaleurs de juin avaient entraîné une baisse importante des effectifs parisiens.

Hirondelle de fenêtre et son évolution en Île-de-France d'après les données Oroc © CORIF / J. COATMEUR

La Perruche à collier

La Perruche à collier est une espèce grégaire, exotique, échappée de captivité, qui est régulièrement observée en Île-de-France depuis le début des années 90. Naturellement, elle vit dans les savanes arborées et dans les zones cultivées d'Afrique et d'Asie tropicales. Mais en Europe, elle est surtout observée en ville, dans les parcs et les jardins. La Perruche à collier niche dans les cavités arboricoles. Elle peut donc entrer en compétition avec des espèces cavicoles indigènes comme les pics ou l'Écureuil roux.

En Île-de-France, l'espèce semble en forte progression, notamment depuis 2005. Elle est surtout présente au sein de l'agglomération parisienne, en particulier au nord de l'Essonne et en Val-d'Oise/Seine-Saint-Denis, à proximité des aéroports d'Orly et Charles-De-Gaulle.

Perruche à collier et son évolution en Île-de-France d'après les données Oroc © CORIF / I. ANGLADE